Le folk mongol en toute liberté

Découvrez ma rubrique mensuelle sur Asialyst.com. Je vais mettre à profit dans cette colonne des années de boulot dans la musique en Chine et surtout à  Pékin, capitale rock et explosive et vous faire découvrir les scènes émergentes de l’Extrême Est du monde.

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Ce soir au coeur de Pékin, au Club YugongYishan, le public est mixte, moitié chinois, moitié « laowai » (littéralement « vieil étranger » en mandarin, ce qui est une marque de respect en Chine). Parmi les groupes qui se produisent, pas un seul ne chante en chinois. Ils ne chantent pas non plus en anglais, comme le font beaucoup de leurs confrères rockers, mais en mongol, la langue de leur groupe ethnique. Les mélodies rappellent le blues, le galop régulier des chevaux dans les plaines, tandis que les chants gutturaux s’élèvent soit verticalement vers les aigus, soit descendent vers la terre en un son de basse puissante. Ce chant diphonique si particulier, caractéristique de la musique de la Haute Asie, c’est le khoomei : il permet à celui qui le pratique de produire un timbre vocal à deux fréquences simultanées, l’une aigüe, l’autre basse. 

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