Les nouveaux hybrides

Quand je suis arrivée à Pékin à la fin des années 90, les rebelles c’étaient les rockeurs, les punks. Ils étaient facilement reconnaissables avec leur crête et leur collier de chien. Ils chantaient des chansons à boire et des chansons engagées, faisaient mine de se la jouer « no futur » comme les punks britanniques à l’époque thatchérienne, mais je pense que dans le fond, ils savaient tout comme moi qu’ils étaient LE futur ! Pensez donc, ils étaient nés au meilleur moment, après Mao, à l’aube d’un boom économique et de l’explosion du World Wide Web !
En Chine, on a beaucoup spéculé sur les Balinghou, cette génération née après 1980 dont les individus n’ont connu ni les affres du communisme, ni la joie d’avoir des frères et sœurs. On les dit moins inhibés que leurs aînés, hyper voire trop connectés, ouverts sur le monde extérieur : ils voyagent, consomment « global », font des études à l’étranger. En plus d’une dizaine d’années à travailler dans la musique, j’ai eu tout le loisir d’observer cette nouvelle jeunesse et d’assister à la fois au morcellement et au mélange des genres.

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